147 jeunes professionnels sur le marché du travail

Créée après le séisme du 12 janvier 2010, l’École de l’Espoir instrumentée par le ministère de la Jeunesse, des Sports et à l’Action civique est a sa deuxième promotion. Sanctionnés par le ministère de l’Éducation nationale, lors d’une cérémonie de graduation organisée à l’hôtel Oasis, 147 étudiants de cette promotion ont décroché leur certificat en maçonnerie, en mécanique auto, en informatique et en charpenterie.

« La formation technique est la base du développement du pays », c’est ce qu’ont laissé entendre les principales institutions impliquées dans la formation de ces 147 jeunes. Les ministres de l’Éducation nationale, Nesmy Manigat et de la Jeunesse et des Sports, Jimmy Albert, du PDG du Centre haïtien de Recherches en Aménagement et en Développement (CHRAD), Jean Lucien Ligondé ont salué le dévouement de ces jeunes qui ont bouclé ce cycle de formation. Ils promettent de continuer à soutenir l’École de l’Espoir afin que cette expérience puisse se dupliquer sur l’ensemble du territoire national.

Comme son nom l’indique, les tenants ont fait savoir que cette école fait naitre l’espoir chez les jeunes qui le fréquentent. Il n’a fallu pas plus de six cents heures pour appréhender les différentes notions. Ainsi, les responsables peuvent se décerner un certain satisfecit car, la majorité des apprenants ont réussi avec brio les examens. Pour cette deuxième promotion, si l’on en croit les propos du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, le taux de réussite de cette école est de 74%. Il pense que ce modèle mérite d’être expérimenté dans les différents quartiers populaires d’Haïti afin de mieux encadrer les jeunes qui, très souvent, n’ont reçu aucune formation professionnelle voire des formations universitaires.

Nesmy Manigat, ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a abondé dans le même sens. Ce dernier croit que le développement d’Haïti doit passer par la formation des jeunes. Il en a profité pour féliciter autorités étatiques qui ont fondé cette institution. « Cette école est l’espoir des germes porteurs d’une nouvelle vie pour le pays », a-t-il expliqué tout en félicitant les récipiendaires qui ont fait preuve de dévouement.

Le ministre en question ne se contente pas seulement du fonds. Pour lui, la forme est autant importante. Donner une telle formation en six mois, développe-t-il, c’est dissocier avec les anciennes formules voulant que tout soit calqué sur le modèle de la formation classique. « Ce modèle ne tient pas en compte ceux qui n’ont pas l’opportunité de terminer leur étude classique ». Au-delà des mots, c’est un pas géant qui vient d’être franchi.

Les écoles techniques sont les vrais piliers qui permettront au pays de promouvoir le développement d’une économie complexe et solidaire, c’est à ces propos que le parrain de la promotion, Jean Lucien Ligondé s’est adressé à ses filleuls. Il les invite à regarder de l’avant. Ceux qui vivent, rappelle-t-il, sont ceux qui luttent. Il promet de tout faire en vue de l’intégration de ces jeunes sur le marché du travail. « Je m’engage, en tant que directeur général du CHRAD, à vous accompagner dans votre processus d’intégration au marché du travail.
Ces paroles commencent à être traduites en actes. Les lauréats des quatre disciplines sont déjà embauchés au Centre de Recherches en Aménagement et en Développement. Des bourses d’étude vont être sous-peu accordées à plusieurs de récipiendaires afin qu’ils puissent se perfectionner tant qu’en Haïti qu’à l’étranger.
L’Ecole l’Espoir a été créée dans le but d’accompagner les jeunes en situation difficile de la commune de Croix-des-Bouquets et des zones avoisinantes en vue de les doter d’un métier qui leur permettra de s’épanouir socialement et économiquement. Après trois ans de rodage, il est venu le temps d’évaluer ce projet. Selon les responsables des ministères concernés, l’expérience mérite d’être connue de tout le pays. Ils promettent de tout mettre en œuvre afin que les jeunes des différentes régions du pays puissent avoir accès à un métier afin de prendre en main leur avenir.

SHARE