Des violences meurtrières reprennent à Cité Soleil

Des violences ont repris depuis plusieurs semaines à Cité Soleil (périphérie nord) où des gangs s’affrontent,
faisant au moins 8 morts et plusieurs blessés, suivant des informations rapportées par divers médias et non confirmées par la police.

Des rafales sont entendues périodiquement dans les quartiers de ce vaste bidonville partiellement paralysés, particulièrement Simon et Pelé. Les activités commerciales informelles et les marchés publics sont perturbés.

Les autorités locales, qui se sont exprimées à la radio, souhaitent l’intervention de la police et des casques bleus pour faire régner le calme dans le bidonville.

La police a indiqué qu’un plan est à l’étude en accord avec la Mission de l’ONU pour pouvoir adresser le problème.

Entretemps, les responsables de la mairie de Cité Soleil ont annoncé des démarches pour mettre en place une commission intersectorielle de pacification composée de notables de la zone.

Les combats armés entre gangs sont récurrents depuis plusieurs années dans divers quartiers de Cité Soleil et affectent par moment divers services situés non loin de cette zone.

Il y a deux semaines, 2 personnes, dont un agent de sécurité de l’Office d’assurance maladies du travail et maternité (Ofatma) et trois autres ont été blessées par balles, à la suite de tirs d’armes d’individus armés devant le bureau administratif de cet hôpital public.

Durant le troisième trimestre de l’année 2014, 50 personnes sont mortes par balles à Cité Soleil et au boulevard La Saline proche, selon les statistiques des organismes de droits humains.

Ils soulignent que les luttes entre bandes rivales, qui touchent également d’autres quartiers de la zone métropolitaine, visent souvent le contrôle de portions de territoire et des marchés publics.

Un autre facteur est la circulation d’armes à feu. Entre 250 et 260 mille armes circulent illégalement en Haïti, selon des chiffres avancés par la police.

Les causes de ce phénomène sont à chercher également dans « l’absence de politiques publiques qui adressent les problèmes de la jeunesse » – dans une « absence de contrôle des ports et des aéroports » et l’approche d’éventuelles élections, selon Alix Fils-Aimé, ancien député et ex-président de la Commission Nationale de désarmement démobilisation et réinsertion (Cnddr).

AlterPress

 

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