Elections : près de 1500 candidats à la députation et au sénat préenregistrés

De 1, 115 candidats préenregistrés en fin de la semaine dernière, le nombre est passé ce lundi à 1,440. Ce chiffre est ainsi réparti : 1255 prétendant à la députation et 185 au sénat.
Toujours en ce qui concerne le pré-enregistrement en ligne pour les postes de députés et de sénateurs, le conseil électoral décompte 1319 hommes et 121 femmes ; soit un très faible taux de représentation féminine, de 8%.
Dans le diagramme publié par le CEP, l’on peut remarquer que FANMI LAVALAS est le parti ayant le plus de candidats préenregistrés pour les sénatoriales, 19 au total.
En deuxième position arrive la plateforme Vérité avec 14. Ensuite vient le PHTK avec 12, la FUSION 11, RENMEN AYITI 10, la KID 10 candidats et l’OPL 9. Le MOPOD pour sa part ne comprends que 4 candidats préinscrits pour la candidature aux postes de sénateurs.
S’agissant du dépôt des pièces constituant la seconde étape, 203 candidats à la députation ont été inscrits aux différents BED, 34 seulement au sénat.
Pour l’heure, les conseillers électoraux, les techniciens et cadres de l’organisme électoral font les mises en place. Ils multiplient les voyages vers les différentes régions du pays, pour superviser les BEC et les BED ou recruter du personnel qualifié.
Aussi, l’institution travaille sur la spécification technique des bulletins, la taille qu’ils devraient avoir et leur mode de sécurisation.
Un autre domaine dans lequel intervient le CEP : inciter les femmes à se porter candidat ou les encourager à voter les jours de scrutins. Le Conseil et certains de ses partenaires comme le ministère à la condition féminine et l’IFES mènent une campagne commune.
Paradoxalement, 8% de femmes se sont jusqu’ici manifestées pour les postes de député et de sénateur, alors que la gente féminine représente 51,1% de l’électorat.
La conseillère Yolette Mengual qui a communiqué ce chiffre, reste confiante que la donne va changer à moins de trois jours de la clôture du processus d’inscription.
En tout cas, le CEP met les bouchées doubles et semble ne pas avoir eu de temps de répit. En effet, la garantie que les élections auront lieu en 2015 est cette fois-ci donnée par les conseillers électoraux eux-mêmes.
Enfin pour rassurer de leur motivation inébranlable, le CEP réfléchit actuellement sur le moyen de se substituer à la MINUSTAH dans les 6 départements où la force militaire de l’ONU est absente.

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