Manifestation violente de l’opposition

Les communes de Delmas et de Pétion-ville ont été le théâtre de plusieurs scènes de violences, lors d’une nouvelle manifestation anti-gouvernementale samedi dernier.

Plusieurs centainesde manifestants ont répondu à l appel de la coalition, une nouvelle structure de l’opposition politique haïtienne, récemment créée.

Partie du BEL AIR, arrivée à hauteur de Pétion ville, la manifestation a complètement dégénérée.

La rue Rigaud était le théâtre d’affrontements entre policiers et manifestants, la plupart des véhicules se trouvant sur leur passage ont  eu leur pare- brise cassé.

La presse n’a pas été épargnée par les manifestants.

Radio et Télé Métropole ainsi que Radio télé Quisqueya ont eu le pare-brise de leurs véhicules cassé.

Des passants ont  eux aussi été agressés, par les manifestants de l’opposition.

La police a procédé à de nombrueses arrestations surtout au niveau de Lalue, où les dommages sont considérables selon certains observateurs.

Le sénateur de l’Ouest Antonio Cheramy qui était à la tête d’un groupe de manifestants s’est rendu au commissariat  de Canapé- vert, où il a procédé à la libération de deux manifestants casseurs arrêtés par la police.

Des leaders de l’opposition avaient appelé en début de semaine à une intensification de la mobilisation contre le chef de l’état haïtien, Jovenel Moïse.

Le secrétaire général de Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles, avait exprimé sa colère suite à l’intervention des forces de l’ordre ayant dispersé la manifestation au champ de Mars.

Il avait promis de fermer le pays .

L’ex candidat à la présidence avait jugé que la population est révoltée en raison des nombreuses décisions visant à la paupérisation des citoyens . De l’avis de M. Moïse le chef de l’état s’est allié aux entrepreneurs et aux représentants de la communauté internationale dans le cadre de son projet.

C’est également l’avis de l’ex ministre Marjorie Michel pour qui le dossier de Jovenel Moïse est « une affaire classée ». Elle soutient que leurs revendications ne concernent plus le budget mais le système qui supporte le président Moïse.

 

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