A la Une: les Etats-Unis avouent avoir tué par erreur deux otages d’al-Qaïda

« Premières preuves d’une bavure lors de frappe de drone : deux corps en plus », titre ce matin le New York Times. Ces deux corps sont ceux de Warren Weinstein, un médecin américain travaillant dans l’humanitaire enlevé par al-Qaïda en 2011, précise le New York Times. L’autre victime est italienne, il s’agit de Giovanni Lo Potro, également travailleur humanitaire, qui avait été enlevé en 2012.

Hier, Barack Obama a présenté ses excuses aux familles de ces victimes « collatérales » de frappe de drone. Le président américain a reconnu que les forces armées n’avaient aucune idée de la présence de ces deux otages dans ce lieu à la frontière afghano-pakistanaise, détaille le Washington Post. Mais lorsque les autorités se sont rendu compte qu’il y avait six corps au lieu des quatre escomptés, elles ont compris leur erreur, raconte le New York Times.

Il a fallu tout de même près de quatre mois aux États-Unis pour confirmer la mort de ces deux otages. Une enquête indépendante a été ouverte, selon Barack Obama. Une enquête qui doit permettre de tirer les leçons de ces erreurs afin que de telles bavures ne se reproduisent plus, selon le président américain.

Cette opération a tout de même permis de neutraliser des cibles importantes, même si hier lorsque Barack Obama a livré ses excuses en conférence de presse, il n’a pratiquement pas mentionné cet aspect. Mais le New York Times donne quelques détails. Un certain Adam Gadahn, un américain membre d’al-Qaïda, est notamment mort lors de cette opération. Le quotidien new-yorkais dresse le portrait de ce Californien, converti à l’islam, ancien fan de rock. Porte-parole d’al-Qaïda, il était progressivement devenu l’une des principales figures du groupe terroriste. Recherché pour trahison par les États-Unis, il était l’un des membres les plus actifs d’al-Qaïda sur Internet, ventant le jihad en arabe et en anglais. Mais, selon le New York Times, ce n’était pas forcément lui qui était visé par ces frappes de drone.

Le Brésil inquiet de l’exécution possible d’un de ses ressortissants en Indonésie

L’Indonésie commence les préparatifs pour la seconde vague d’exécutions depuis le début de l’année, titre Folha de S. Paulo. Parmi les dix condamnés à mort qui pourraient être exécutés figure le Brésilien Rodrigo Muxfeldt Gularte, de 42 ans, en dépit d’une schizophrénie diagnostiquée, selon ses avocats. Il avait été arrêté en 2004 alors qu’il tentait de rentrer par l’aéroport de Djakarta avec six kilos de cocaïne dissimulés dans des planches de surf.

Le journal qui publie une ancienne photo du Brésilien en famille, explique que les représentants des ambassades respectives – Brésil, France, Nigeria, Australie – devront se rendre dans le couloir de la mort de la prison de Pasir Putih, à 400 kilomètres de Djakarta ce samedi.

L’Indonésie n’a pas annoncé de date d’exécution, mais elles pourraient être programmées la semaine prochaine, les prisonniers et ses représentants doivent être informés 72 heures avant, comme cela s’est passé pour un autre Brésilien, exécuté à l’aube du 18 janvier dernier. Folha de S. Paulo publie d’ailleurs un schéma du déroulement des exécutions en Indonésie, par peloton d’exécution.

Au Mexique : l’histoire incroyable d’Alondra Luna Nunez truste les Unes

Il y a maintenant un peu plus d’une semaine, alors qu’Alondra Luna Nuñez était en classe, la police fédérale mexicaine vient la chercher pour l’envoyer aux États-Unis, où une Américaine d’origine mexicaine pense qu’elle est sa fille, relate El Universal. C’est une juge mexicaine qui a donné l’autorisation du transfert vers les États-Unis, malgré les contestations de ses parents.

Une fois à Houston et après l’intervention du consulat mexicain, les autorités se décident à lui faire passer un test ADN. Un examen qui va s’avérer négatif. Alondra n’est pas la fille de cette ressortissante américaine d’origine mexicaine installée au Texas. Elle est finalement renvoyée au Mexique mercredi dernier, soit une semaine plus tard, et depuis son histoire fait la Une de toute la presse détaille Excelsior. Les parents ont décidé de ne pas porter plainte contre celle qui pensait être la mère d’Alondra, par contre ils étudient la possibilité de porter plainte contre les responsables de cette rocambolesque affaire.

RFI /Romain Lemaresquier

SHARE